Les ateliers du festival L’industrie du rêve s’inscrivent dans une logique de transmission des savoir-faire, l’une des priorités du festival.
Comme chaque année, dans les villes partenaires du festival, Bondy, Noisy-le-Grand, Brétigny-sur-Orge, les ateliers permettront à des centaines de scolaires d'être initiés à différents métiers du cinéma, lors de cette 10ème édition.
Encadrés par des professionnels, les élèves, véritables « cinéphiles en herbe » découvrent un univers pour la première fois de façon ludique. Organisés autour d’un métier, comme pour les éditions précédentes, le bruitage, la musique de film ou le montage, ils sont construits différemment selon le public concerné. En général, l’intervenant évoque sa pratique à travers une démonstration puis invite les enfants à expérimenter son métier.
Véritables rencontres entre deux univers, les ateliers demeurent un des points forts du festival, en permettant aux participants de passer « de l’autre côté du miroir ».
Par Jean-Carl Feldis, compositeur.
Avec les classes de collège cham spécialisées musique.
Imaginez une foule de personnages qui s’agitent, une conversation à saisir, un regard en coin qui va certainement être lourd de conséquence pour la suite, une voiture qui traverse l’écran, et soudain l’action : une attaque de banque, une farce, un mariage et quoi d’autre encore …
2 minutes 8 secondes d’images muettes, de personnage sans voix … Un environnement auquel il faudra donner une couleur, un son, un esprit … C’est-à-dire imaginer la bande son.
Le principe est simple. Le film est diffusé une fois. Aidé par Jean-Carl Feldis, compositeur, les participants doivent ce souvenir de ce qui c’est passé puis imaginer l’univers sonore la scène, le bruit des autos, de la foule, les dialogues ….
Après un temps d’échange, de calage, de répétition, Jean Carl Feldis, se transforme en chef d’orchestre où chacun jouera sa partition. Silence, on lance le film, Jean-Carl dirige, le magnéto tourne …. Ecoutons l’enregistrement que l’on vient de faire…. Qu’avons nous vu ou plutôt qu’avons nous cru voir ?
L’homme à la valise magique par Yves Rouxel, bruiteur
Une quarantaine d’élèves des classes de 4ème et 3ème des collèges Molière et Pulitzer, inscrites au programme collège au cinéma, participent à cet atelier. Discussion avec le public.
Généralement le son enregistré en direct lors du tournage est de médiocre qualité, car pollué par des bruits indésirables. Une fois le montage terminé, le film passe par un auditorium pour être bruité, voire doublé lorsque les dialogues ne sont pas audibles. A ce moment du travail on fait appel au bruiteur, cet étrange personnage qui déballe de ses valises des objets hétéroclites avec lesquels il va recréer les sons réels. Avec des noix de coco il marquera le pas d’un cheval, en agitant un simple torchon et en écrasant les bulles d’un plastique d’emballage il fera crépiter un feu de bois. Le but de cet atelier est de sensibiliser un large public à la manière dont ce « Millefeuille » sonore, composé d’exagération et de subtilité, constitue l’ossature sensorielle d’un film ; et de comprendre comment est construite une version internationale, ensemble du bruitage qui servira de base à toutes les versions du film en vue des ventes à l’étranger.
1 - Présentation du métier de bruiteur par Yves Rouxel
2 - Bruitage en direct :
A partir d’un ou plusieurs extraits, Yves Rouxel reconstitue l’univers sonore du film. Les “bruits“ se font en direct, ils sont amplifiés pour une meilleure audition et surtout pour leur donner un volume en adéquation avec la scène. Chaque déplacement de personnage ou objet est bruité séparément. Une fois la scène terminée on écoute le résultat (enregistré au préalable).
3 - A vous de bruiter !
Exercice pratique individuel ou en groupe. Yves Rouxel invite le public à s’essayer au bruitage. Chaque personne a une partition et dirige le bruitage, en chef d’orchestre.
4 - A la découverte des bruits.
La salle est dans l’obscurité, le bruiteur dans un halo de lumière triture ces étranges objets. Le public tente alors de deviner à quelle situation ils appartiennent. Ainsi on découvre que le bruit émis lorsqu’il casse une carotte sera à l’écran un os brisé …. Chaque question de ce quiz est illustrée par la projection de l’extrait correspondant.
14h-17h
Cinéma Le Luxy – Ivry-sur-Seine – Val-de-Marne
Par Jean-Carl Feldis, compositeur interprète
Comment fonctionne la peur au cinéma ? comment l’image et le son vont-ils s’enchevêtrer pour générer de l’angoisse ? Musique, bruitage, silence, comment souligner une action, introduire un plan, accompagner une séquence ? A partir d’un corpus d’extraits de film issu du répertoire de réalisateurs tel Mario Bava La fille qui en savait trop, Le masque du Démon, David Lynch Mulholland Drive, Darren Arronofsky Requiem for a dream... qui seront diffusés sans la bande son Jean-Carl Feldis invitera les participants à imaginer l’univers sonore de la scène. Soutien, approfondissement, recul, contrepoint, cette approche permet d’évoquer les différentes figures de style, le rapport du son et du silence à l’image et d’élaborer la bande son en utilisant la voix, plusieurs instruments de musique, des sons « naturels » et d’une manière générale tout objet générant un bruit. A partir d’instruments modifiés pour produire un son particulier, de samples, synthétiseur, bruits naturels (vent, pluie, ruissellement …) les participants fabriqueront la B.0.
Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge - Essonne
Par Jean-Carl Feldis, compositeur interprète
Avec une cinquantaine d'élèves des classes de 1ère option musique et de 1ère et terminales option cinéma-audiovisuel.
Ouvert aux adhérents du Bijou.
Cinéma Le Bijou - Noisy-le-Grand - Essonne