Février 2012

m j v s
01 02 03 04
Carte de l'Île-de-France Département 95 Département 78 Département 91 Département 77 Département 92 Département 75 Département 93 Département 94

Moteur de recherche

Projection
samedi 8 décembre
19h30
 

Soirée de clôture

REMISE DU PRIX DE LA COMMISSION SUPERIEURE TECHNIQUE

La CST remet un prix hommage à une entreprise des industries techniques dans le cadre du festival.

 

"Depuis sept ans, le festival L'industrie du rêve, rend hommage aux professionnels et aux techniciens du cinéma et interroge les permanences et les mutations de ces métiers, que l'arrivée du numérique et des nouveaux moyens de financements bouleversent. La CST est partenaire de cette manifestation depuis son origine, car les problématiques du festival autour des métiers du 7ème art se trouvent étroitement liées à nos missions, aux progrès des techniques de l'image et du son et à l'évolution de la profession. Cette année, la 8ème édition consacrée à "Après le tournage" posera une question d'actualité: quelle place occupe désormais, pour un film projeté en salle, le travail réalisé après le tournage. Pour cette 8ème édition, notre association a souhaité, dans le cadre du festival, décerner un prix-hommage de la CST à une entreprise et/ou un technicien. Une manière pour nous de mettre en valeur l'innovation dans la qualité cinématographique."

Pierre-William Glenn, président de la CST.

 

AVANT-PREMIERE EXCEPTIONNELLE

Triangle de Johnnie To, Ringo Lam, Tsui Hark

2007 / 1h41 / 35mm

Sélection officielle Cannes 2007

 

Elysée Biarritz

Paris 19h30

La sélection du festival
Triangle

Triangle

Johnnie To, Ringo Lam, Tsui Hark
 

Drame de Johnnie To, Ringo Lam, Tsui Hark

Hong-Kong / 2007 / 1h41 / 35mm

 

Avec : Simon Yam, Louis Koo, Kelly Lin, Honglei Sun, Suet Lam, Ka Tung Lam

Producteur : Johnnie To, Ringo Lam, Tsui Hark

Sélection officielle Cannes 2007

 

La vie n'est pas facile pour Sam, Fai et Mok, trois amis qui se démènent pour joindre les deux bouts, jusqu'à ce soir d'orage où un mystérieux vieillard vient les trouver dans un bar en leur proposant de devenir riche rapidement. Un antique trésor serait enterré sous un bâtiment du gouvernement, placé sous haute surveillance. Ils décident de tenter l'aventure et de forcer leur destin. Mais ce qu'ils découvrent dépasse leurs rêves les plus fous : un ancien cercueil contenant une robe de cérémonie parée d'or. Selon Mok, qui est antiquaire, ils ont une fortune entre les mains. Cette perspective met leur amitié à rude épreuve, les trois amis étant pris d'une avidité incontrôlable. Entre leur survie, avidité et amitié, Sam, Fai et Mok devront faire leur choix...

 

Amis depuis 1977, les cinéastes chinois Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To ont réalisé Triangle, selon le principe inédit du cadavre exquis. Tsui Hark a écrit, réalisé et monté le début du film. Il l'a passé à Ringo Lam qui, après avoir découvert l'intrigue et les personnages, a à son tour réalisé sa partie. Johnnie To a récupéré le tout et fait la fin.

Johnnie To était le seul des trois à savoir à quoi ressemblait le film dans son intégralité, avant sa projection, hors compétition, à Cannes.

 

Sur le concept du cadavre exquis : TSUI HARK :


« Nous sommes amis de longue date. On peut comparer Triangle à un repas dont les différents plats ont été préparés par trois cuisiniers. Je me souviens de retrouvailles qui ont duré six heures. Durant tout ce temps, nous nous sommes rendus compte que les opinions étaient certes très différentes, mais que le plaisir de se revoir était intact. Chacun avait vu tous les films des autres, et nous étions toujours admiratifs. Cette fois-ci, se réunir pour faire ensemble ce film fut difficile. Mais, on a beaucoup ri lors des réunions, et on a vraiment été heureux de le faire. » RINGO LAM : « Trois réalisateurs ensemble pour réaliser un seul film, une même histoire.... Au début, j’étais très curieux de savoir comment on allait développer cette histoire, qui repose principalement sur les personnages. Je n’avais aucune information sur leur personnalité, ce n’était pas clair du tout. Mais après avoir réalisé ma partie (celle du milieu), j’étais devenu très curieux à l’idée de voir comment évolueraient les personnages. C’est dans ce grand flou que j’ai fait ce film. C’était une expérience heureuse. » JOHNNIE TO : « Bien sûr, lorsque trois réalisateurs travaillent ensemble, le plus grand problème concerne la création. J’étais heureux d’avoir accepté ce projet, c’était un très grand défi. Personne ne savait exactement ce que faisait ou ferait l’autre. (…) A mon avis, ce n’est pas la meilleure méthode pour créer un film, parce qu’il manque une unité à l’ensemble. C’était cependant une expérience riche. »

 

Sur l’unité stylistique des trois parties : TSUI HARK :

 

« Il faut beaucoup de temps pour digérer ce résultat. A mes yeux, l’essentiel n’est pas de trouver un style commun. Pour moi, l’essentiel repose sur ce que représente chaque personnage dans nos univers respectifs. (…) Il s’agit en fait de trois points de vue différents pour raconter une histoire spéciale. Si je regarde une nouvelle fois ce film, je décèlerai peut-être un autre point de vue. C’est curieux et intéressant à mon sens. » RINGO LAM « Quand j’ai commencé à faire ce film, on était d’accord pour ne pas intervenir dans le travail des deux autres. Chacun donc peaufinait son propre style ; il n’y avait pas de sacrifice à ce niveau de la création. Je suis donc très curieux de voir comment le public va apprécier les trois parties, et s’il va pouvoir identifier les auteurs des trois segments. » JOHNNY TO : « Dans la mesure où j’ai réalisé la dernière partie, j’ai pris mon temps pour voir les deux précédentes. La force de Triangle - c’est aussi mon thème personnel – repose sur le rôle de Dieu dans cette aventure. C’est le destin qui contrôle tout, à l’image d’un cinéaste qui peut absolument tout faire pour développer son histoire. Ainsi, on peut manipuler à sa guise le film au niveau des émotions et des thèmes. »

 

Sur la difficulté d’être dirigé par trois réalisateurs différents : SIMON YAM :

 

« La tolérance est très importante. Avec ce genre de projet, c’est très important. J’ai eu l’impression de travailler sans trop en comprendre le sens. Très souvent, nous avons travaillé dix-huit heures voire vingt heures… C’est donc avec cette attitude de tolérance que j’ai abordé ce défi. » LOUIS KOO : « C’est justement l’aspect qui m’a beaucoup plu : travailler avec trois réalisateurs aux styles très différents. (…) Comme les réalisateurs ne disposaient pas de scénario, c’était aux acteurs de leur raconter l’évolution des personnages. » SUN HONG LEI : « A Hong Kong, il y a quatre grands réalisateurs ; il y en a trois devant vous aujourd’hui. J’ai essayé de bien préparer mon rôle car c’était un grand défi. Il faut travailler sérieusement avec chacun des réalisateurs, c’est tout. »

 

 

Portraits liés

Pierre-William GLENN