
Un drame de Federico Fellini
1963 / France / 1h54
Scénario : Federico Fellini, Tullio Pinelli, Ennio Flaiano, Brunello Rondi
Production: Angelo Rizzoli
Coproduction : Cineriz (Rome) et Francinex (Paris)
Directeur de la photographie : Gianni Di Venanzo
Cadreur : Pasqualino De Santis
Ingénieur du son : Mario Faraoni assisté de Alberto Bartolomei
Montage : Leo Catozzo
Musique : Nino Rota
Décors et costumes : Piero Gherardi
Photographe de plateau : Tazio Secchiaroli
Assistant réalisateur : Guidarino Guidi, Giulio Paradisi et Francesco Aluigi
Administrateur de production : Alessandro von Norman
Distribution : Columbia Films (Paris)
Avec : Marcello Mastroianni (Guido Anselmi), Claudia Cardinale (Claudia), Anouk Aimée (Luisa Anselmi), Sandra Milo (Carla), Mario Pisù (Mario Mezzabotta), Barbara Steele (Gloria Morin)...
Oscars 1964 : Meilleur film étranger , Meilleurs costumes
Meilleur film étranger, 1963 au NBR - National Board of Review
Meilleur Film Européen, 1964 au Bodil Festival
Meilleur film étranger, 1963 au New York Film Critics Circle Awards
Synopsis :
Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Surgissent des images de son passé, son enfance et l'école religieuse de sa jeunesse, la Saraghina qui dansait sur la plage pour les écoliers, ses rêves fous de « harem », ses parents décédés. Dans la station thermale où il s'est isolé, son épouse Louisa, sa maîtresse Carla, ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs et son producteur viennent le visiter, pour qu'enfin soit réalisé le film sur lequel il doit travailler.
Remarques :
Depuis son premier long-métrage Le Cheik blanc en 1952, Federico Fellini confie la musique de ses films à Nino Rota. Le compositeur travaille ainsi sur quinze films du réalisateur, signant entre autres les mélodies de La Strada, La Dolce Vita, Huit et demi, ou Amarcord. Leur collaboration est interrompue par la mort de Nino Rota en 1979.
L'énigmatique titre de Huit et demi renvoie en fait... au nombre de films réalisés jusqu'alors par Federico Fellini, son court métrage Boccace 70 comptant pour moitié. La légende veut que cette idée soit venue au cinéaste, pris au dépourvu, lorsque son producteur l'interrogea à ce sujet.
Huit et demi valut à Federico Fellini son troisième Oscar pour le Meilleur Film étranger (après La Strada en 1954 et Les Nuits de Cabiria en 1957). Le film reçut également l'Oscar des Meilleurs costumes.