Considéré come l’un des meilleurs spécialistes français du septième art, Michel Ciment associe depuis le début des années soixante la double carrière d'enseignant - il est maître de conférences de civilisation américaine à l'Université Paris VII - et de critique de cinéma.
En la matière, sa renommée est internationale, tant à travers sa collaboration à des revues étrangères que par la traduction en plusieurs langues de ses propres ouvrages. Son parcours de cinéphile, ses études et son métier de professeur de civilisation américaine l'ont en effet amené à beaucoup écrire sur le cinéma anglo-saxon.
Depuis son article prenant à contre-courant la défense du film Le procès, d'Orson Welles, envoyé à la revue Positif et publié en juin 1963 dans le numéro 53, Michel Ciment écrit chaque mois dans ce mensuel pour lequel il a développé son art de l'entretien.
Outre son activité régulière au sein de la rédaction de Positif, il a collaboré ou collabore actuellement à de nombreuses autres publications: L'Express, Le Monde, Le Matin, Le Point, Globe, Sight & sound, Americain film, Nuestro ciné, Filmkultura.
A la radio, Michel Ciment a participé dès 1970 à l'émission de France Inter Le Masque et la Plume, puis sur France Culture au Panorama, et il produit depuis 1990 l'émission hebdomadaire Projection privée.
Le célèbre critique a récemment réédité deux recueils d’entretiens fouillés avec les cinéastes Elia Kazan et Joseph Losey.
Un film de François Truffaut
1972 / France / 1h55
Scénario : François Truffaut, Jean-Louis Richard, Suzanne Schiffman
Dialogues : François Truffaut
Directeur photo : Pierre-William Glenn, assisté de Dominique Chapuis, Jean-François Gondre
Cadreur : Walter Bal
Son : René Levert, Harrik Maury
Musique : Georges Delerue
Décor : Damien Lanfranchi
Montage : Yann Dedet, Martine Barraqué
Photographe de plateau : Pierre Zucca
Assistants réalisation : Suzanne Schiffman, Jean-François Stévenin
Coproduction : Les Films du Carrosse, PECF (Paris) ; PJC (Rome)
Administrateur de production : Claude Miller
Distribution : Warner Bros
Avec Jacqueline Bisset (Julie Baker), Valentina Cortese (Séverine), Jean-Pierre Aumont (Alexandre), Jean-Pierre Léaud (Alphonse), Alexandra Stewart (Stacey), Dani (Liliane), François Truffaut (Ferrand), Jean Champion (Bertrand), Bernard Menez (Bernard), Nathalie Baye (Joëlle, la scripte), David Markham (dr Michael Nelson), Nike Arrighi (Monique), Maurice Séveno (le reporter TV), Gaston Joly (La Joie), Zénaïde Rossi (Mme La Joie), Christopher Vesque (le petit garçon), Xavier Macany, Marc Bayle, Walter Bal (le cadreur), Pierre Zucca (le photographe), Jean-François Stévenin (l'assistant-réalisateur), Marcel Berbert - Henry Graham (les représentants de l'assurance).
Oscar 1973 du meilleur film étranger
Synopsis:
Aux studios de la Victorine, à Nice, une équipe est réunie pour le tournage d'un film intitulé "Je vous présente Pamela" : Alphonse (qui incarne un jeune homme retournant dans sa famille avec sa femme anglaise Pamela), a procuré à sa petite amie, Liliane, un emploi de script-girl stagiaire ; Séverine (qui joue la mère du jeune homme) est troublée à l'idée que l'acteur qui doit être son mari dans le film est un de ses anciens amants ; Alexandre, un séducteur quinquagénaire. Les problèmes s'accumulent pour Ferrand, le metteur en scène : le laboratoire a abîmé une scène de foule ; Séverine, qui s'est mise à boire, rate une scène ; Stacey, une autre actrice, s'avère être enceinte. Bertrand, le producteur, se tourmente à propos de la récente dépression nerveuse de Julie Baker, l'actrice hollywoodienne qui doit jouer Paméla et qui vient d'arriver, accompagnée de son nouveau mari, le Dr Michael Nelson. Le tournage commence. Alphonse, que Liliane a quitté pour un cascadeur anglais, est abattu et menace d'abandonner définitivement le cinéma...
Remarques :
Les studios qui ont servi à ce film ont déjà été utilisés dans le film La folle de Chaillot (1969-Bryan Forbes) avec Katherine Hepburn.
La nuit américaine est une expression qui désigne, au cinéma, un trucage technique qui permet d'obtenir un effet de nuit en plein jour, grâce à un filtre spécial placé devant l'objectif de la caméra qui filme.
Ce film est dédié à Dorothy et Lilian Gish.
Hommage au directeur de la photographie Henri Alekan, dont on célèbre le centenaire de la naissance cette année et qui fût le premier parrain du festival L’industrie du rêve. Hommage animé par Michel Ciment, historien du cinéma. - Projection : L’Enfer de Rodin, un film de Henri Alekan - Documentaire...