Février 2012

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Journaliste / Ecrivain
Michel CIMENT
 

Michel CIMENT

Considéré come l’un des meilleurs spécialistes français du septième art, Michel Ciment associe depuis le début des années soixante la double carrière d'enseignant - il est maître de conférences de civilisation américaine à l'Université Paris VII - et de critique de cinéma.

En la matière, sa renommée est internationale, tant à travers sa collaboration à des revues étrangères que par la traduction en plusieurs langues de ses propres ouvrages. Son parcours de cinéphile, ses études et son métier de professeur de civilisation américaine l'ont en effet amené à beaucoup écrire sur le cinéma anglo-saxon.

Depuis son article prenant à contre-courant la défense du film Le procès, d'Orson Welles, envoyé à la revue Positif et publié en juin 1963 dans le numéro 53, Michel Ciment écrit chaque mois dans ce mensuel pour lequel il a développé son art de l'entretien.

Outre son activité régulière au sein de la rédaction de Positif, il a collaboré ou collabore actuellement à de nombreuses autres publications: L'Express, Le Monde, Le Matin, Le Point, Globe, Sight & sound, Americain film, Nuestro ciné, Filmkultura.

A la radio, Michel Ciment a participé dès 1970 à l'émission de France Inter Le Masque et la Plume, puis sur France Culture au Panorama, et il produit depuis 1990 l'émission hebdomadaire Projection privée.

Le célèbre critique a récemment réédité deux recueils d’entretiens fouillés avec les cinéastes Elia Kazan et Joseph Losey. Il a aussi écrit notamment un livre dédié à Stanley Kubrick, préfacé par Martin Scorsese.

Il est à présent le directeur de la publication et membre du comité de rédaction de Positif.

 

 

Bibliographie

 

- LE DOSSIER ROSI : 1983, Editions Ramsay - Collection Ramsay Poche Cinéma (réédité en 1999).

- BOORMAN, UN VISIONNAIRE EN SON TEMPS : 1985, Calmann-Lévy (réédité en 1994).

- THEO ANGELOPOULOS : 1989, Mensuel Cinema.

- LE CRIME A L'ECRAN - UNE HISTOIRE DE L'AMERIQUE : 1992, Gallimard - Collection Découvertes Gallimard.

- PASSEPORT POUR HOLLYWOOD : 1992, Editions du Seuil.

- PETITE PLANETE CINEMATOGRAPHIQUE : 2003, Stock.

- FRITZ LANG, LE MEURTRE ET LA LOI : 2003, Gallimard - Collection Découvertes Gallimard.

- POSITIF 50 YEARS - SELECTION FROM THE FRENCH FILM JOURNAL : 2005, Museum of Modern Art.

- KAZAN, LOZEY : EDITION DEFINITVE, 2009, Stock.

- KUBRICK : préfacé par Martin Scorsese, 2011, Editions Calmann-Lévy.

 

La sélection du festival
Les Sentiers De La Gloire

Les Sentiers De La Gloire

Stanley Kubrick
 

Un film de Stanley Kubrick.

1957 / Etats-Unis / 88 mn / Noir et Blanc

Scénario : Stanley Kubrick, Jim Thompson, Calder Willingham

D'après l'oeuvre de : Humphrey Cobb (roman paru en 1935)

Directeur de la photographie : Georg Krause

Son : Martin Müller

Montage : Eva Kroll

Musique : Gerald Fried

Producteurs : Stanley Kubrick, Kirk Douglas, James B. Harris

Production : United Artists, Harris-Kubrick Productions, Bryna Productions

Distributeur France : Ciné Classic (salles) / Carlotta Films (reprise)

Avec : Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou, George MacReady, Wayne Morris, Richard Anderson, ...

 

Bande-Annonce

 

Synopsis : En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée "La fourmilière". Au moment de l'attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d'avancer...

 

Autour du film : Les Sentiers de la Gloire est resté inédit en France jusqu'en 1975, sans pour autant faire l'objet d'une censure officielle. Le film dénonce en effet l'attitude des généraux français durant la Première Guerre Mondiale, avec en ligne de mire les soldats français fusillés à la suite de Conseils de guerre pour donner l'exemple ou encore les tactiques militaires qui considéraient l'armée française comme de la chair à canon.

 

Le long-métrage de Kubrick explique ainsi toute la cruauté et l'horreur de la guerre la plus sanguinaire qu'ait connu la France par l'attitude peu scrupuleuse des supérieurs militaires, rangés dans leurs appartements luxueux (intérieurs tournés au Château de Schleissheim en Bavière) en rupture totale grâce à un montage habile avec les tranchées sordides où des milliers de soldats sont destinés à une mort certaine. La Marseillaise qui sert ironiquement de bande-sonore au générique d'introduction malmène d'autant plus le patriotisme français.

 

La France a donc fermement condamné le film en 1958 alors qu'elle est déjà plongée dans le malaise de la Guerre d'Algérie qui enterre définitivement l'image de l'Armée Française après la défaite de 1940. Le Quai d'Orsay bloque la distribution du film en amont, et il ne sera pas "officiellement censuré", c'est-à-dire ne serait-ce que soumis à la Commission de censure puisque United Artists abandonnera toute exploitation du film sur notre territoire après ces pressions diplomatiques. On tentera même de forcer la Belgique à interdire elle aussi toute projection du film sur son territoire, en vain.

Gillo Pontecorvo
La Bataille d'Alger

La Bataille d'Alger

 

Un film de Gillo Pontecorvo

1966 / Italie / 121 mn / Noir et Blanc

Scénario : Gillo Pontecorvo, Franco Solinas

Directeur de la photographie : Marcello Gatti

Chef décorateur : Serge Canevari

Montage : Mario Morra, Mario Serandrei

Assistant réalisation

Musique : Ennio Morricone, Gillo Pontecorvo

Producteurs : Antonio Musu, Yacef Saadi

Production : Igor Films, Casbah Films

Distributeur France : Carlotta Films

Avec : Jean Martin, Yacef Saadi, Brahim Haggiag, Ugo Paletti, Fusia El Kader, Samia Kerbash, ...

 

Bande-annonce du film

 

Synopsis :En 1957, l'affrontement sanglant entre les paras du colonel Matthieu et les troupes du FLN dans la casbah d'Alger.

 

Autour du film : Interdit en France malgré un Lion d'Or à Venise en 1966, La Bataille d'Alger obtient enfin un visa de sortie en 1971 où il est pourtant de nouveau très vite retiré des écrans.

La Bataille d'Alger fait partie de ces films qui ont suscité de nombreux débats à sa sortie, au point d'accabler le gouvernement français, l'extrême Droite et diverses associations d'anciens combattants qui contribueront tous à leur façon à la censure de ce film pourtant remarquable (censuré jusqu'en 2004).

Retrouvez ici une archive de l'INA qui revient sur le retrait des écrans du film en 1971.

Évènements liés en 2012

Hommage à la productrice Margaret Menegoz

samedi 4 février 2012 à 18:00 - La Fémis