Marina Vlady (Marina de Poliakoff-Baidaroff) est née le 10 mai 1938 à Clichy (Hauts-de-Seine). Elle est la fille du chanteur d'opéra Vladimir de Poliakoff et de la danseuse étoile Militza Envald. Ses trois soeurs Odile Versois, Hélène Vallier et Olga Poliakoff sont également comédiennes. Elle est successivement mariée avec Robert Hossein, réalisateur, puis avec Vladimir Vissotsky, comédien, chanteur et poète russe. Petit rat à l'Opéra de Paris, Marina Vlady débute dès l'âge de onze ans à l'écran dans Orage d'été (Jean Gehret, 1949) pour y remplacer sa propre soeur.
Marina Vlady débute sa carrière au cinéma dans des films italiens tels que La Fille du diable (Primo Zeglio, 1952), Gosses de riches (Piero Musseta, 1952) ou L'Age de l'amour (Lionello de Felice, 1953). Puis Alain Cayatte lui confie son premier rôle d'importance avec Avant le déluge où elle signe le portrait d'une jeune fille perturbée de l'après-guerre. Vedette de Jours d'amour (Giuseppe de Santis, 1953), Marina Vlady devient ensuite l'actrice de Robert Hossein. Son répertoire s'étoffe aussitôt. Machiavélique dans Les Salauds vont en enfer (Robert Hossein, 1955), elle est séductrice dans Toi le venin (id., 1958). Sa prestation en jeune fille sauvageonne pour La Sorcière d' André Michel est un succès. A côté des rôles de tempérament, Marina Vlady joue dans un registre plus retenu mais tout aussi conflictuel La Princesse de Clèves (Jean Delannoy, 1960). Le Lit conjugal (Marco Ferreri, 1963) pour lequel elle obtient le Prix d'interprétation féminine au Festival International du Film de Cannes, la voit évoluer dans un style cocasse. On a volé la Joconde (Michel Deville, 1966) lui donne George Chakiris comme partenaire. Puis Orson Welles l'emploie dans son Falstaff. Bien qu'elle joue volontiers la carte du film commercial, c'est surtout le cinéma d'auteur qui séduit Marina Vlady à cause de son engagement politique. Elle joue notamment Mona, l'étoile sans nom (1966) de Henri Colpi, Deux ou trois choses que je sais d'elle (1967) sous la direction de Jean-Luc Godard, puis Le Temps de vivre (1968), premier film de Bernard Paul et enfin Un amour de Tckékov (S. Youtkévitch). Elle s'illustre également dans Sirocco d'hiver (Miklos Jancso, 1969), Que la fête commence (Bertrand Tavernier, 1974) et Sept morts sur ordonnance (Jacques Rouffio, 1975). Marta Meszaros la dirige dans Elles deux (1977). Ettore Scola dans Splendor (1988). Plus récemment Marina Vlady apparaît dans Jeunesse (Noel Alpi, 1995)
Au théâtre, Marina Vlady s’illustre dans Trois soeurs (1966) de Tchékov.
A la télévision, elle interprète Les Charmes de l'été (Robert Mazoyer, 1974), Les Deux berges (Patrick Antoine, 1977), Arcole ou la terre promise (Marcel Moussy, 1980), Lorelei (Jacques Doniol-Valcroze, 1982) et Condorcet (Michel Soutter, 1988)
En 1969, elle fonde avec Françoise Arnoul et Bernard Paul une maison de production qui finance Beau Masque (Bernard Paul).
En 1987, elle publie aux éditions Fayard un livre consacré à son mari disparu : Vladimir ou le vol arrêté.
FILMOGRAPHIE
2009 Alekan le magnifique, de Jean-Louis Leconte
2001 Résurrection, de Paolo Taviani, Vittorio Taviani
1999 Une journée d'Andrei Arsenevitch, de Chris Marker (court-métrage)
1997 Jeunesse, de Noel Alpi
1996
Le Fils de Gascogne, de Pascal Aubier
Dans un grand vent de fleurs - Saison 1
1995 Paradjanov, le dernier collage,de Rouben Kevorkiantz, Krikor Hamel
1988
Notes pour Debussy, de Jean-Patrick Lebel
Splendor, de Ettore Scola
1987
Les Exploits d'un jeune Don Juan, de Gianfranco Mingozzi
Remake, de Ansano Giannarelli
1986 Twist again à Moscou, de Jean-Marie Poiré
1985 Tangos, l'exil de Gardel, de Fernando E. Solanas
1982
Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz, de Catherine Binet
La Chambre des Dames - Saison 1
1980 L'Oeil du maître, de Stephane Kurc
1979 Duos sur canapé, de Marc Camoletti
1978 Le Voleur de Bagdad, de Clive Donner
1977 Le Mystere du triangle des Bermudes, de Rene Cardona Jr
1975
Sept morts sur ordonnance, de Jacques Rouffio
Que la fête commence, de Bertrand Tavernier
1973 Le Complot, de René Gainville
1972 Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, de Jean Yanne
1970 Sirocco d'hiver, de Miklos Jancso
1969 Pour un sourire, de François Dupont-Midy
1967
Mona, l'etoile sans nom, de Henri Colpi
Deux ou trois choses que je sais d'elle, de Jean-Luc Godard
1966
Atout coeur à Tokyo pour OSS 117, de Michel Boisrond
On a volé la Joconde, de Michel Deville
1965 Falstaff, de Orson Welles
1963
Dragées au poivre, de Jacques Baratier
Le Lit conjugal, de Marco Ferreri
Les Bonnes Causes, de Christian-Jaque
Le Meurtrier, de Claude Autant-Lara
1962
Adorable Menteuse, de Michel Deville
Les Sept Péchés capitaux, de Claude Chabrol, Edouard Molinaro, Jean-Luc Godard, Sylvain Dhomme, Max Douy
1961
La Princesse de Clèves, de Jean Delannoy
La Fille dans la vitrine, de Luciano Emmer
1960 Les Canailles, de Maurice Labro
1959
La Nuit des espions, de Robert Hossein
La Sentence, de Jean Valere
1958
La Liberté surveillée, de Henri Aisner, Vladimír Vlcek
Toi, le venin, de Robert Hossein
1956
Les Salauds vont en enfer, de Robert Hossein
Pardonnez nos offenses, de Robert Hossein
1955
La Sorcière, de Andre Michel
Le Crâneur, de Dimitri Kirsanoff
1953
Avant le deluge , de André Cayatte
Les Infidèles, de Mario Monicelli
Hommage au directeur de la photographie Henri Alekan, dont on célèbre le centenaire de la naissance cette année et qui fût le premier parrain du festival L’industrie du rêve. Hommage animé par Michel Ciment, historien du cinéma. - Projection : L’Enfer de Rodin, un film de Henri Alekan - Documentaire...