Né en 1940 à Paris Régis Debray réussit en 1960 le concours d’entrée à l’École normale supérieure d’Ulm (cacique), et obtient en 1965, son agrégation de philosophie. Il émigre en pleine guerre froide, à Cuba et en Amérique Latine de 1965 à 1967. Il y théorise sa participation à la guérilla de l'ELN dans Révolution dans la révolution (1967) où il développe la théorie du foquisme : la multiplication de foyers de guérilla. Accusé d’avoir livré des informations clés dont la confirmation de la présence du Che en Bolivie, Régis Debray est incarcéré et torturé de 1967 à 1971. Il revient en France deux ans plus tard et devient sous-chargé de mission auprès du Président de la République François Mitterrand pour les relations internationales. Il est ensuite nommé secrétaire Général du Conseil du Pacifique Sud, et enfin maître des Requêtes au Conseil d’État et mis en disponibilité sans traitement en 1988. Il démissionne en 1992 alors qu’il est responsable culturel du Pavillon français à l’exposition universelle de Séville.
Sa thèse de doctorat effectuée à Paris I : Vie et mort de l’image. Une histoire du regard en Occident, sous la direction de M. François Dagognet, est publiée en 1993. L’année suivante Régis Debray est habilité à diriger des recherches, sur travaux, dans un jury présidé par M. Bourgeois, pour la Sorbonne. Les Cahiers de Médiologie voient le jour en 1996, ils seront édités semestriellement pendant près de 7 ans. En 1998 il est nommé directeur de programme au Collège international de philosophie (un séminaire de Technique et Philosophie avec François Dagognet verra d’ailleurs le jour ) et président du Conseil scientifique de l’École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques (ENSIBB). Professeur de philosophie à l’Université Jean Moulin de Lyon III, Régis Debray est ensuite élu président de 2002 à 2004 de l’Institut Européen en Sciences des Religions de Paris (détachement auprès de l’École Pratique des Hautes Études, à Paris). En 2005, il crée la revue Médium, transmettre pour innover et devient président d’honneur de l’Institut européen en sciences des religions.
Au cinéma Régis Debray apparaît dans Chronique d'un été (1961) de Jean Rouch et Edgar Morin. Dans la seconde partie du diptyque Che (Guerilla) de Steven Soderbergh (2009) consacré à Che Guevara, son rôle est joué par Marc-André Grondin.
Bibliographie sélective :
2005
Les communions humaines. Pour en finir avec « la religion »
Sur le pont d’Avignon
2003 Le Feu sacré, fonctions du religieux
2002 Dieu, un itinéraire, Matériaux pour l’histoire de l’Éternel en Occident
1999 Introduction à la médiologie
1998 Par amour de l’Art, une éducation intellectuelle
1994 L’œil naïf
1992 Vie et mort de l’image, une histoire du regard en Occident
1991 Cours de Médiologie générale
1981 Critique de la raison politique ou l’inconscient religieux
1977 La Neige brûle