« Mes débuts sont associés à l'arrivée de l'Eclair 16 et du Nagra qui ont permis ce qu'on a appelé "le cinéma vérité", forme de travail qui m'a beaucoup influencé. Ce qui explique peut-être que j'aborde toujours mon travail dans l'esprit de "rendre" la vérité plutôt que de construire un climat. Je suis conscient des limites, mais le cinéma dans lequel je me sens le plus à l'aise, et que j'ai le plus pratiqué, recherche plutôt cet aspect de la bande sonore. J'ai choisi Ponette surtout pour montrer un travail de direction d'acteur pas banal. C'est aussi un film où tout était nouveau pour des professionnels, par exemple, la perchwoman travaillait à genoux pour être à la hauteur des enfants. Au montage il y a un énorme travail de nettoyage de la bande sonore, très peu de montage son (ambiances, effets), mais beaucoup de montage paroles, pas de post-synchro, très peu de bruitages. Bref c'est un film que j'aime bien. »
FILMOGRAPHIE
2006
Nouvelle chance de Anne Fontaine
Bye bye blackbird de Robinson Savary
2002
Adolphe de Benoît Jacquot
Aller simple pour Manhattan de Michel Ferry
1996
Ponette de Jacques Doillon
1995
Le Tango des vitamines de Robinson Savary
1994
Trois couleurs - Rouge de Krzysztof Kieslowski
1993
Trois couleurs - Bleu de Krzysztof Kieslowski
Le Jeune Werther de Jacques Doillon
1991
Paris s'éveille de Olivier Assayas
1989
I Want to Go Home de Alain Resnais
1987
Au revoir les enfants de Louis Malle
1986
La Puritaine de Jacques Doillon
1985
La Tentation d'Isabelle de Jacques Doillon
1974
Lacombe Lucien de Louis Malle
Le Jeu avec le feu de Alain Robbe-Grillet
1969
Calcutta de Louis Malle
L'Amour fou de Jacques Rivette
Comédie dramatique de Jacques Doillon
France / 1996 / 1h37 / 35mm
Avec : Victoire Thivisol, Matiaz Bureau Caton, Delphine Schiltz, Leopoldine Serre, Marie Trintignant, Xavier Beauvois, Claire Nebout, Luckie Royer
Production : Les Films Alain Sarde
Synopsis :
Ponette, quatre ans, perd sa mère dans un accident de voiture où elle-même a été blessée. Devant travailler, son père la conduit dans la maison de sa tante Claire, où elle retrouve ses cousins, Mathias et Delphine. Refusant les attentions des enfants qui l'invitent à partager leurs jeux, Ponette refuse de la mort de sa mère : elle en rêve, lui parle, la cherche.