14e Rencontres Art et Technique

1ère journée
Au Goethe-Institut, Paris - le lundi 27 janvier 2014

9h30

ACCUEIL

10h00

OUVERTURE DU COLLOQUE

Grégoire POUSSIELGUE, journaliste cinéma aux Échos, ouvrira ces 14Rencontres Art et Technique, avant de modérer toute la journée nos tables rondes.

10h30 - 12h00

TABLE RONDE 1

France et Allemagne, deux réglementations, deux cultures, mais quelle vision commune du cinéma ?

Deux histoires, deux cultures, deux façons de penser le cinéma, et aussi deux modes de travail...

Français et allemands ont deux conceptions différentes du cinéma, de ce qu'il est d'un point de vue artistique mais aussi de son financement, de sa diffusion. Chez les premiers, système centralisé autour du CNC, préfinancement des chaînes et fort soutien public. Chez les seconds, système décentralisé, présence beaucoup moins fortes des chaînes de télévision, et soutien public à géométrie variable en fonction des Länder.

 

Les différences sont également fortes sur le film en lui-même : si en France ne pas sortir un film en salles est impossible, voire impensable, c'est fréquent outre-Rhin, où la salle est moins sacralisée.

En France, le système est à l'aube d'une (r)évolution... Dans son rapport, René Bonnell remet en cause le dogme de la sortie en salles.

 

Sur le plan technique, les différences entre système français et allemand sont également importantes. Les studios sont plus nombreux et plus structurés en Allemagne, les coûts du travail ne sont pas les mêmes, les habitudes de travail non-plus.

 

Comment le Mini-Traité articule donc les relations cinématographiques entre les deux pays ?

 

INTERVENANTS :

- Cornelia HAMMELMANN : Présidente du DFFF, principal fonds d'investissement allemand dédié au cinéma qui a permis de financer 642 projets (dont 235 coproductions internationales) à l'aide de 350 millions d'euros investis - elle a dirigé depuis 2000 le MEDIA Desk de Hamburg.

 

- Margaret MENEGOZ : Productrice à la tête des Films du Losange, elle a depuis toujours contribué à faciliter un rapprochement franco-allemand à travers ses fonctions de Présidente d'Unifrance (de 2002 à 2009) et de l'Académie franco-allemande du cinéma, et ses films souvent coproduits à l'échelle européenne.

 

- Pierre-Emmanuel LECERF : Directeur des affaires européennes et internationales du CNC, il nous apportera notamment son expertise autour du mini-traité franco-allemand et des autres mesures de soutien aux coproductions franco-allemandes.

 

- François DOGE : Technicien d'origine suisse, il sera notre expert des conditions de travail allemandes puisqu'il est basé à Berlin avec la societé Cinecas qu'il a créé lui-même, spécialisée en assistance technique pour la coordination de cascades de cinéma. Il est également président de la German Stunt Association.

 

- Rémy CHEVRIN : Directeur de la photographie, il nous parlera des conditions de travail des techniciens français en tant que co-président de l'AFC (Association française des directeurs de la photographie).

14h00 - 14h30

PRÉSENTATION DU PROGRAMME MEDIA

Avec Aurélie RÉVEILLAUD (responsable Bureau Europe Créative Strasbourg - volet MEDIA) et Christine MAZEREAU (responsable de la communication MEDIA Desk France).

 

 

14h30 - 16h00

TABLE RONDE 2

Apprendre des uns et des autres : retours d'expériences

Quand on est en France ou en Allemagne, travailler ne procure pas la même expérience pour un technicien cinéma. Les différences culturelles restent fortes, tout comme les histoires sociales des deux pays, ce qui n'est pas sans conséquence sur les façons de travailler, et donc sur les coproductions franco-allemandes.

 

Les préjugés sont aussi importants, entre un technicien français qui coûte plus cher et qui a une vision plus "artistique" de son métier, et un technicien allemand évoluant dans une structure plus industrialisée, plus proche du cinéma américain...

Mais ce sont aussi des caricatures qui, même si elles ont parfois un fond de vrai, méritent d'être largement nuancées... Néanmoins, caricatures ou pas, travailler ensemble peut se révéler être une expérience riche en découvertes, voire en déconvenues.

 

INTERVENANTS :

- Antoine de CLERMONT-TONNERRE : Producteur français à qui l'on doit les coproductions franco-allemandes Hannah Arendt ou encore Pour ton anniversaire. Il a créé en 1992 sa propre société, MACT Productions, et a été président d'Unifrance de 2009 à 2013.

 

- Nicole RINGHUT : Productrice allemande spécialisée dans les financements de coproductions internationales qu'elle a assuré pour des films comme Largo Winch II ou Mr Nobody. Elle a été diplômée des Ateliers Ludwigsburg/Paris et a notamment coproduit dernièrement La Religieuse à travers sa propore société, Belle Epoque.

 

- Anne LESSNICK : Directrice de production allemande qui a participé à des films français ou allemands, et bien sûr de nombreuses coproductions européennes (Confession d'un enfant du siècle, Nymphomaniac, Mr Nobody, ...).

 

- Esther WALZ : Costumière allemande vivant à Paris, qui a également travaillé sur de nombreux films à travers l'Europe, pour Leos Carax ou Michelangelo Antonioni, et a notamment collaboré avec Anne Lessnick sur Confessions d'un enfant du siècle.

 

- Matthieu de la MORTIÈRE : Assistant réalisateur français qui a travaillé dernièrement sur La Belle et la Bête de Christophe Gans, coproduction tournée dans les studios berlinois de Babelsberg. Il avait également participé à Sport de filles, autre coproduction franco-allemande et est membre de l'AFAR (Association Française des Assistants Réalisateurs de fiction).

16h30 - 17h30

TABLE RONDE 3

L'enjeu de la formation et de la professionnalisation dans les deux pays

On n'apprend pas le cinéma de la même façon en France ou en Allemagne. De ce côté-ci du Rhin, on compte deux écoles nationales (la FÉMIS et Louis Lumière) et une myriade d'écoles privées. Les cursus sont clairement orientés vers le cinéma, pour des étudiants qui travailleront également, pour une grande partie d'entre eux, pour la télévision. En Allemagne, on compte six écoles nationales, et les cursus portent aussi bien sur l'audiovisuel que le cinéma.

 

La formation des producteurs est également différente. En France par exemple, parmi les écoles nationales, seule la Fémis propose de former des producteurs, contrairement à l'Allemagne où les formations à la production sont bien plus nombreuses. En France, le métier de producteur s'apprend sur le tas et fait appel à des profils "écoles de commerce", compte tenu notamment des montages financiers complexes pour le lancement d'un film.

 

INTERVENANT :

- Christine GHAZARIAN : Responsable des Ateliers Paris/Ludwigsburg mis en place entre la Fémis et la Filmakademie de Baden-Württemberg, destinés à la professionnalisation de jeunes producteurs en terme de maîtrise des financements internationaux à échelle européenne.

 

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