Où faire le cinéma ? Part II

L'industrie du rêve établira pour cette 14e édition un focus sur l'Allemagne en présentant d'autres modèles d'organisation et de financement, afin de les confronter de façon productive aux modèles français.

Grâce aux témoignages de donneurs d'ordre, producteurs et techniciens allemands ou de français ayant travaillé en Allemagne, nous examinerons le savoir-faire allemand, tout en ne manquant pas d'effectuer des ponts avec notre propre industrie cinématographique.

 

En effet, nos deux pays évoluent depuis plusieurs années maintenant vers une réelle complémentarité dans la production de long-métrages : déjà régies par un accord de coproduction bilatéral, les coproductions franco-allemandes avaient reçu fin 2012 le soutien du CNC et du FFA, qui avaient conjointement appelé à plus de flexibilité des règles de concurrence dictées par l'Union Européenne, afin de préserver et complémentariser comme il se doit nos systèmes  respectifs d'aides d'état au cinéma.

L'actualité est ainsi à l'ouverture spéciale du dispositif de financement français aux coproductions pourtant majoritairement allemandes (les films minoritairement français n'obtenant jusqu'ici jamais l'agrément du CNC).

 

Après la consécration qu'a été la 62e Palme d'Or attribuée au Ruban Blanc de Michael Haneke, parfait exemple de coproduction européenne, cette 14e édition sera l'occasion de célébrer le cinéma allemand, passé, présent et futur, du point de vue de l'hexagone, à travers des projections, des débats, des hommages et des avant-premières qui seront annoncés prochainement.

La prochaine édition de L'industrie du rêve, la 14e depuis sa création en l'an 2000, se déroulera du 26 janvier au 31 janvier 2014.

 

Avec "Où faire le cinéma ? : Part II - Tourner en France, quelle attractivité ?", L'industrie du rêve se propose d'ouvrir une deuxième partie de réflexion, et d'interroger le processus du choix d'un territoire par les producteurs et financeurs étrangers, la France en l'occurrence, en terme d'attractivité financière, géographique, technique et humaine.

 

Cette seconde partie approfondira les réflexions entamées lors de la 13e édition : quels sont les atouts des financements français, notamment avec le relèvement du plafond du crédit international, les accords de coproduction entre pays européens, les aides aux cinémas du monde, celles des régions et départements français, des fonds spécifiques dédiés, ..., et quelle est notre réelle attractivité au regard d'un contexte concurrentiel européen et international qui crée à l'heure actuelle des tensions fortes ?

 

Notre diversité géographique et le réseau des 40 commissions du film en France sont-elles un atout majeur ? Tout comme l'est celui des techniciens français, dont la polyvalence et l'expertise sont mondialement reconnues ? L'organisation du travail telle qu'elle est pratiquée en France doit-elle intégrer de nouveaux modèles inspirés d'autres pays à la cinématographie reconnue ?

 

L'ensemble de ces questions seront au coeur des Rencontres Art et Technique et déclinées sur la programmation générale du festival.

 

Tourner en France, quelle attractivité ?

Un pays invité : l'Allemagne

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